Annexe: Les textes prophétiques
En quête du Dragon du Crépuscule
L’homme sans ombre est parti
Sans espoir de retour.
Dévorée par la curiosité
Et le chagrin,
La sombre reine Helga
Rassemble son armée.
Balder, messager d’une lumière éteinte
Nott, égérie d’une époque qui la rejette
Ainsi que Hoenir, témoin d’un drame millénaire,
La recherchent sans le savoir.
La Pénombre abominable s’étend sur le monde
Et bientôt, même le gardien d’Elysion tombera.
Le lac d’Alba se mettra à bouillir,
Et le dernier rejeton d’Ygg brûlera.
La venue du Miroir des Âmes sera le premier signe.
La mort des Archontes le dernier.
Ne pleurez pas le départ
De cet être indigne
Certaines choses ne peuvent être changées.
Et voilà soudain que s'élève au firmament La terrible menace sans nom, Ses écailles ruisselant du sang des innocents.
Prions, mes enfants, Pour que cette infernale vision Ne demeure qu'un cauchemar.
Et rendons grâce aux dieux, Qui dans leur infinie bonté Nous envoyèrent autrefois leur descendance Afin de conjurer notre horrible destin.
Jusaaset, sombre tigresse à la rage meurtrière, Soth, pensive lumière des temps passés, Gebharat, au coeur et à la volonté inflexible, Nekhbet, l'enchanteresse aux yeux d'opale.
Puissent leurs noms ne jamais être oubliés, Et puisse l'engeance d'Apep être bannie à jamais Au plus profond de Duat, Là où règne la plus grande des Ombres.
Salafi a gravé ici ces mots, en l'an 73 de la nouvelle ère.
Ré-Faram voit et entend.
Fait troublant, les deux textes étaient l'un prononcé, l'autre rédigé en hyperboréen; ils ont été traduits en allemand par Irena Van den Haag, bien que celle-ci ne soit pas certaine de l'exactitude de la prophétie de Jakob (en effet, elle n'a pu en noter une transcription complète dans le mausolée, étant donnée la nature orale de la chose).